La couleur du DIF
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Depuis 2004 le Droit individuel à la formation (DIF) aurait dû permettre à la formation professionnelle de se recomposer en France. Le DIF ouvrait les portes de la formation tout au long de la vie à tous ceux qui en étaient privés depuis 1971 : salariés peu qualifiés, précaires, saisonniers, intérimaires, femmes, seniors…
Malheureusement depuis 5 ans l’immobilisme a succédé aux belles paroles : profitant d’une lente appropriation de ce dispositif complexe et totalement nouveau, les entreprises ont globalement refusé de le déployer. Elles n’ont, pour la plupart, pas joué le jeu de la formation tout au long de la vie arguant du fait que le législateur les avait dotées du pouvoir arbitraire de refuser le DIF (ce qui est faux).
Si les entreprises ne sont pas contraintes de le mettre en œuvre dès cette année, de 5 à 7 millions de salariés risquent de perdre définitivement leur emploi, leur employabilité et l’espoir de rebondir dans cette crise qui n’en finit plus de remettre en question nos mauvaises habitudes.
Dans un rapport en date de février 2009 et sobrement intitulé “Les dispositifs de formation à l’initiative des salariés”, les magistrats de la rue Cambon règlent, pour la seconde fois en quelques mois, leur compte à une formation professionnelle en complète mutation.
Arguant du coût (prétendument) insupportable de ces dispositifs, ils préconisent de faire disparaître le Droit à la formation en réservant les dispositifs de formation aux jeunes sortis sans formation, aux salariés des PME/TPE et aux seniors.
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