La couleur du DIF

Pour affronter cette rapide et exigeant crise qui traverse le monde entier notre pays semble désormais immobile, sidéré, incapable d’imaginer un avenir différent du passé et d’assumer son entrée dans la société de la connaissance et de l’information.Pourquoi un tel retard, une telle incapacité à s’adapter aux temps nouveaux ? Peut-être parce que depuis l’après guerre nous avons été éblouis par la société de consommation et que nous ne parvenons plus à nous défaire d’un modèle de société aujourd’hui obsolète.

Nous n’aimons guère apprendre en dehors des écoles (et encore) et préférons toujours accumuler de la marchandises plutôt que des connaissances. La France est un peu comme ses anciennes belles qui sous de magnifiques atours cachent une misère cognitive effarante (3 millions de salariés illettrés, 50 % de salariés ne maîtrisant pas l’informatique, 80 % ne parlant aucune langue étrangère…) Nos connaissances sont anciennes, parfois dépassées et nous rechignons à les renouveler.

L’état a permis aux entreprises d’amortir sur deux années les matériels informatiques, mais si les machines à traiter les informations se périment aussi vite qu’en sera-t-il de nos connaissances, de nos savoir-faire, de nos qualifications ?

Idolâtrant le matériel nous consacrons donc l’essentiel de nos énergies, de nos revenus, de nos compétences à accroître notre fameux « confort moderne » (pourtant atteint depuis belle lurette). Obnubilés par la jouissance matérielle nous continuons de réclamer du« pouvoir d’achat » sans comprendre que celui-ci ne précédera jamais plus le « pouvoir d’apprendre»

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